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Bienvenidos a Colombia

Amérique du Sud, Colombie, Le carnet de bord| Vues: 1605

Nous entrons en Colombie sans difficultés, contrairement à ces dizaines de pauvres vénézuéliens qui attendent desespérement le Sésame qui pourra les faire entrer en Equateur où ils espèrent une vie meilleure. La situation dans leur pays est telle qu’ils sont des milliers à le quitter chaque jour …  🙁
Nous nous sentons privilégiés avec nos passeports français…

Nous arrivons à Ipiales, première ville colombienne, et nous rendons chez les bomberos, histoire de savoir si l’accueil est aussi bon qu’en Equateur !
Les pompiers présents sont un peu plus distants mais nous accueillent tout de même en nous hébergeant dans une sorte de petite cabane en bois, c’est très spartiate mais nous en sommes bien sûr reconnaissants !
Ipiales est une grande ville sans charme et très polluée, nous ne nous y attardons pas et partons dès le lendemain matin en direction de Pasto. Juste avant Pasto, nous devons faire un choix :

  • Soit bifurquer à l’Est et prendre la route de Mocoa, en passant par le « trampolin de la muerte » et remonter ensuite par la route 45 (itinéraire plus difficile et plus capricieux niveau météo)
  • Soit continuer sur la route principale, la panaméricaine, qui nous fera découvrir entre autres Popayan et Cali, deux villes importantes de Colombie. (itinéraire plus facile mais beaucoup plus fréquenté et forcément plus pollué…)

Nous qui n’aimons pas entrer et sortir des grandes villes à vélo, et encore moins rouler sur les gros axes, nous prenons vite la décision de bifurquer vers l’Est, même si cela signifie encore de gros dénivelés pour les jours à venir… « c’est l’jeu ma pauvre lucette! »
La météo n’est pas de notre côté et nous avons droit aux nuages bas et au crachin quotidien…
Nous profitons tout de même de quelques éclaircies pour découvrir la Laguna de la Cocha, et sa petite station balnéaire El Puerto, prisée des Colombiens durant le week-end.

Nous continuons en direction de Mocoa et passons par la fameuse route « El trampolin de la Muerte », connue également sous les noms pas plus rassurants de « Trampolin del Diablo » ou pire : « Adios mi vida »  😯 !
Macabrement célèbre pour être l’une des routes les plus meurtrières du Monde, tout comme la « death road » en Bolivie, mais en beaucoup moins touristique !
« El trampolin de la Muerte » c’est 70 km de chemin de terre et de pierres, avec deux cols, où l’on traverse des paysages de rainforest et des dizaines de cascades, sur un chemin souvent très étroit, au bord du précipice, où les véhicules peuvent à peine se croiser, voire pas du tout !
Mais nous à vélo, CA PASSE !
Le brouillard et le crachin rende l’atmosphère assez mystique. Le premier col se passe bien et la route n’est pas en trop mauvais état, par contre le deuxième c’est une autre affaire ! Nous sommes en plein brouillard et le crachin s’intensifie. A 5 km du sommet, nous nous arrêtons dans l’une des rares petite baraque au bord de la route pour boire un café, et à peine mis à l’abri, la pluie se met à tomber en trombe ! Nous attendons que cela se calme et reprenons la route sous une pluie fine.
La récompense ensuite, c’est 30 km de descente jusqu’à Mocoa !

Nous passons d’un climat frais d’altitude à la chaleur des portes de l’Amazonie en une heure !

Parlons-en d’ailleurs du climat…notre sujet redondant ! A votre avis, on préfère avoir très froid ou très chaud ?

Nous avions toujours pensé préférer le froid au chaud pour plusieurs raisons :

  • D’abord, on sue moins ! Et du coup, on pue moins aussi …
  • Ce qui veut dire aussi que la douche est optionnelle et non obligatoire !
  • On se déshydrate moins vite aussi et l’eau des gourdes reste fraiche !
  • Quand il fait froid, il suffit de rajouter une couche pour avoir plus chaud (enfin, ça c’est ce qu’on pensait avant de connaitre les froids extrêmes du Pérou !) A l’inverse, quand il fait chaud, difficile de se mettre à poil !
  • Qui dit climat frais, dit aussi moins de bestioles et pas de moustiques !
  • Pour Vincent qui fait de l’asthme, plus on monte en altitude, et donc plus il fait froid, moins il est gêné ! (contrairement à ce que l’on pourrait croire d’ailleurs, la haute altitude ne le gêne absolument pas, il respire même beaucoup mieux !)

Mais, mais … depuis ce fameux Pérou qui nous a tant donné de fil à retordre, voire même un peu traumatisés… Ahaha (on exagère bien sûr…quoi que)  nos idées ont quelques peu changées…
Nous y avons tellement eu froid dans ces montagnes entre Huancavelica et Huaraz qu’aujourd’hui nous aspirons qu’a une chose c’est la chaleur !!!  Et tant pis si c’est du 40 degrés 90% d’humidité, tant pis si nous transpirons comme des bêtes, tant pis si nous pourrions nous faire un thé tellement l’eau des gourdes est brulante, tant pis si nous suffoquons et que Vincent doit prendre quelques bouffées de Ventoline … On s’en fout parce qu’on a chauuuud !!!  😎

El Desierto de la Tatacoa

De Mocoa, nous rejoignons tranquillement VillaVieja, petit village aux portes du désert de la Tatacoa. Nous évoluons sur une belle route assez peu fréquentée, c’est un plaisir de rouler et de voir les kilomètres défilés ! Nous faisons d’ailleurs nos étapes en 3-4h en mode « pédalage intensif », comme dirait Vincent « faut se décrasser ! » et arrivons à notre destination quotidienne à l’heure du déjeuner !  Parfait pour prendre le temps de se détendre l’après-midi…

A Villavieja, nous craquons sur un hôtel avec piscine ! (En même temps, ça reste le moins cher du village, car qui dit destination touristique, dit aussi prix qui grimpent ! Enfin, tout est relatif… On s’est habitués à payer 5 balles pour une chambre, alors quand on nous en annonce 10 ou 15, on  se dit « Merde alors, comment c’est trop cher ici ! »
Bref, il faut quand même savoir se faire plaisir et c’est quand même pas la ruine… Nous profitons de nous prélasser à la piscine avec un petit café offert par la maison et nous irons découvrir le désert demain.

Lendemain, nous prenons les vélos à vide et partons en direction du désert rouge « Cusco« , la route pour y arriver est belle, avec tout ses cactus. Il fait déjà très chaud mais heureusement il y a un petit voile nuageux et un peu de vent qui rende l’atmosphère respirable. Après 6km, nous découvrons les canyons ocres de ce désert qui nous fait immédiatement penser aux paysages emblématiques des USA. Nous nous y aventurons à vélo et prenons plaisir à découvrir ce tout nouvel environnement !

Nous passerons l’après-midi à nous la couler douce dans notre piscine olympique de 3 mètres…ne pouvant pas nager, Vincent tente de s’entrainer à faire la bascule ! Parce que bon, c’est pas tout ça, mais il faudrait peut-être penser à s’y remettre si on veut faire ce triathlon Xterra aux USA ! Vincent se remet  à courir, malgré ses problèmes de pubalgie qu’il traine depuis sa dernière opération. (et ici, pas facile d’être suivi donc il faudra compter sur les étirements, l’hydratation et surtout une reprise en douceur …)
On reprend aussi le gainage et les exercices type abdos-fessiers, trop longtemps laissés à l’abandon…
Enfin, il est clair que s’entrainer pour du triathlon pendant un voyage à vélo, c’est pas une mince affaire ! Sophie, en mode « t’inquiète, je gère » n’a pas couru depuis le triathlon de Seclantás en Argentine (!!!) mais se dit qu’elle a encore le temps pour un triathlon programmé fin juillet – début août…
Ouais…On y croit …

Affaire à suivre !

One Response to " Bienvenidos a Colombia "

  1. Fournel dit :

    Eh bin! D’après votre description des routes on dirait les « routes de l’impossible  » qu’on voit à la télé. Vous nous impressionnez ! Ça fait peur même . Soyez bien prudents. On vous soutient assis devant notre télé en regardant le match France -Australie !! A bientôt pour d’autres nouvelles qu’on attend avec impatience. Bisous
    Claudine et Lulu

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